Vide et des airs

20 janvier 2017

Une victime

J'ai vu ma psychologue hier qui, après quelques minutes de conversation, a tenté de me faire comprendre à quel point il était important, en fait, que je sache que j'étais une victime. Victime donc, des excès, en paroles et en actes de la part de mon propre père, que j'aime pourtant. Dieu seul sait peut-être alors à quel point ça peut ne pas être évident pour moi de me positionner en tant que simple victime, et en rien d'autre que cela, mais passons...

Ma psychologue m'a aussi dit, à un moment, hier, après que nous ayons parlé de je ne sais plus quoi, que je n'étais pas seule.

Pas seule ? La solitude existe bel et bien pourtant. Lorsque l'on est seul(e), déjà. Lorsque l'on se sent seul(e) aussi, parfois, et en dépit de la présence d'autres personnes que nous-mêmes et que nous aimons pourtant. Et il y a la vie qui est quand même là pour nous rappeler que, d'une part, lorsque l'on vient au Monde, nous naissons "seul(e)", et que lorsque la mort nous emporte, c'est encore seul(e) qu'il faut partir.

Vaste sujet, donc, que la solitude, ou que le sentiment de solitude, mais je me sens encore comme sans la moindre inspiration ce matin.

Hier, je suis allée, pour la 2ème fois en 2 jours, voir ma grand-mère paternelle avec mon père, dans la maison de retraîte de Mam'bé. Elle s'est montrée plutôt agréable, mais j'ai pris un peu moins de plaisir à la voir que l'avant-dernière fois. Elle a été impatiente vis-à-vis de moi, après qu'elle m'ait demandé de lui attraper un cintre que je ne parvenais pas à trouver assez vite à son goût, en tapotant à plusieurs reprises la jambe de mon père, comme pour lui signifier le fait que je n'étais pas assez vivace ou efficace. Mon père, après ça, s'est énervé contre elle, mais comme je n'avais rien vu, j'ai demandé à mon père, poliment, de baisser le ton et de ne pas s'énerver contre Mam'bé. C'est juste après que nous ayons quitté la maison de retraîte de ma grand-mère que mon père m'a expliqué la raison pour laquelle il s'était énervé contre elle, et là, je dois dire que j'ai mieux compris sa réaction. Non mais ! J'étais en train de faire de mon mieux pour lui apporter mon aide, et elle n'a pas trouvé meilleure réaction à adopter que le mécontentement, l'irritabilité !?! Ce sont ses 88 ans ou cette espèce de "prison", son état de santé, sa solitude ou son je ne sais quoi qui la rendent aussi intolérante, impatiente, ou quoi ? Je n'en sais rien mais je peux vous dire que ça n'a pas été pour me donner l'envie de la revoir de si tôt.

Aussi, et à un moment où j'étais assise auprès d'elle sur son lit, elle m'a posé une question étrange. Elle a demandé à savoir quand est-ce que j'allais retourner dans la "boîte" qui se trouvait je ne sais où tant elle était peu claire dans ses propos. J'ai fini par comprendre, au bout du compte, qu'elle parlait d'hôpital ou de clinique psychiatrique. Je peux vous dire que cette question m'a heurtée, m'a bien fait mal au coeur. Mais ça ne m'a pas non plus empêchée de lui répondre ce que je pensais. A savoir que, même s'il ne fallait jamais dire jamais, ainsi que Farzine l'a déjà souligné, je faisais vraiment de mon mieux pour ne plus jamais avoir à retourner dans ce genre d'établissements dans lesquels, à mes yeux, on se perd plus qu'on ne s'y trouve. Un asile. Un refuge. Un HP ou une "zone de confort", particulièrement étrange dans le genre. Ma zone de confort, mon refuge sont ici, dans la maison de Farzine, et je me sens un peu anxieuse (quoi qu'à la fois assez excitée) à l'idée de savoir que dès que ce sera possible, je devrai quitter cette maison. Me séparer de Farzine et Cookie, et m'éloigner du bassin d'Arcachon. Trouver d'autres soignants. Commencer, encore, une nouvelle vie.

Rien que d'y penser, ça me fout le moral à zéro. J'adore Bordeaux et j'ai hâte d'avoir un "chez-moi" qui sera aussi l'appartement de Louis, mais je flippe à la fois. Il est 6h10 et j'ai déjà pris 2 anxiolytiques ce matin, alors que je me suis levée à 4 heures et quelques. Pourtant, je me sens assez déprimée, un peu comme s'il n'existait pas d'issue satisfaisante par rapport à ma situation actuelle, qui n'est certes pas toujours confortable. Il est donc bien vrai que la vie, parfois, c'est pire que de la merde !...

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22 décembre 2016

Des mots qui dégringolent en gondoles déguisées et au goût de gui gris à souhait...

Les mots s'annoncent en maux d'une force inouïe, nos mots nous font défaut lorsque l'autre, abruti, n'entend que la colère qui naviguait naguère de naufrages en galères. Et les mots d'autrefois font parfois bien semblant d'être un peu rouge sang qui coule en abondant de nobles sentiments ou d'émotions suspectes qu'un soi-disant néant attise ou désinfecte. Nos cris ne sont qu'en vain car à corps incompris. Les cris effraient les autres perdus dans leurs effrois et ils nous abandonnent sans morale ni loi. La loi tombée du ciel est elle aussi mortelle que la morale qui n'est pas vraiment égale dans son armure mentale. La morale un trésor pour celle qui dort encore, la morale un présent à celui qui fout l'camp. J'ai connu bien des gens dévorant le néant pour en faire autre chose, en vers et même en roses. Les cadeaux incertains de nos proches ou voisins font quelquefois hélas qu'on se frotte les mains. Et tout ce qui dérange, qui parfois nous démange n'est rien que le reflet des plus belles allées. Des chemins empruntés par l'un de nos aînés qui quoi que suranné connait tous nos secrets. Même nos bouches bées ont bien des choses à dire, des torrents enflammés, des tableaux à décrire. Et nos âmes étrangères n'ont plus que l'inconnu, l'eau pour se mettre à nu. Quant au fou désespoir, il n'est que le manteau de gloire d'un clochard. Juste un petit message d'une fille perdue qui a un peu l'espoir parfois en continu et voudrait vous revoir même lorsque parler tue les trottoirs et la rue.

femme feerique photo retouche

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21 décembre 2016

Un sacré zozo* (*mot de Philippe Lacadée)

Il disait des mots étranges à l'oreille de sa propre fille, la toute première qu'il avait eue, et alors qu'elle avait 9 ans à peine. Il lui avait demandé, tandis qu'il vivait à Saint Germain de la rivière, si elle ne voulait pas, après lui avoir fait un câlin sur son grand lit, jouer à être sa fiancée... Et puis, à chaque fois qu'il lui parlait d'un éventuel prochain amoureux, il osait prétendre que jamais elle ne trouverait quelqu'un d'aussi bien que son propre père. Un peu comme s'il avait été parfait ou idéal. Et ça, même si sa fille, quelques années plus tard, avait appris par sa propre mère, que lorsque ses parents étaient mariés, son père pénétrait sa propre maman alors que cette dernière était endormie, bien apaisée dans les bras de Morphée.

Cette adolescente n'a jamais compris pourquoi sa propre mère n'avait pas osé élever la voix, et dire haut et fort à son mari que non, cela ne se faisait pas dans un couple, que c'était trop violent, ça aussi.

Ce père, trivial parfois, obscène aussi, aura été loin avec elle, jusqu'à un jour, alors que sa fille avait tout juste 14 ans, et qu'elle était, quoi que son père en pensait, toujours vierge jusqu'alors, la faire sortir de sa voiture (une espace grise) en la tirant par les cheveux, et en la tabassant comme un ours enragé tout en la traîtant à plusieurs reprises de salope et de traînée... C'était à Avensan, dans le Médoc.

Il s'était passé d'autres choses étranges, à Avensan, entre ce père et sa fille. Un jour, alors que cette dernière prenait sa douche et qu'elle devait être âgée de 13 ans à peu près, il avait pénétré dans la salle de bain sans faire le moindre bruit, avait tiré d'un coup d'un seul l'espèce de truc qui empêchait l'eau de jaillir hors de la baignoire, et avait braqué sur elle son pistolet de défense, puis avait dit, sur un ton haut et très sonore "PAN" ! Ce qui, au bout du compte, n'avait fait rire que lui. Peut-être était-il dans un "état second" pour oser faire ce genre de choses.

Il avait aussi un jour, toujours à Avensan, tenté de faire l'imitation très curieuse de sa propre fille, devant elle. Il était complètement nu, avait coincé sa verge entre ses cuisses, avait levé les bras, et il avait alors dit, avec une voix qui se voulait féminine "Bonjour, je suis Fanny..."... Une fois encore, cela n'avait eu pour effet de ne faire rire que lui. Tout le monde dans cette famille avait un air un peu gêné, et cela avait dû tomber dans l'oubli. Sauf pour elle.

Il aimait bien, lorsqu'il parlait des relations entre sa fille et lui, dire que c'était une histoire de "douche écossaise"... C'était pourtant lui, à la base et il y a fort longtemps, qui s'amusait parfois à jeter un verre d'eau froide tandis que l'autre était en train de prendre une bonne douche chaude ou tiède. L'enfant qui était en lui était un joueur hors-pair. Un père unique, dont il ne faudrait surtout pas faire une paire, même s'il n'y aurait soi-disant pas de "super père". Un père qui avait quitté sa propre épouse pour la compagne d'un frère de sa propre femme. Chose qui avait entraîné certains dégâts inimaginables au sein de cette étrange famille. La fille unique de ce couple désuni, qui s'était battu une fois sous ses propres yeux, tentait de vivoter malgré tout. Est-ce qu'elle vivait, ou existait-elle seulement ? Je crois qu'il s'agissait en fait d'une simple existence, qui lui avait semblé parfois juste impossible à vivre. Plusieurs fois même, elle avait tenté, heureusement en vain, de mettre fin à ses jours. C'était écrit dans son dossier psy, d'ailleurs, qui la suivrait tout au long de sa vie, et cela quoi qu'elle fasse. "Multiples tentatives de suicide, défenêstration, pendaisons..." -

Il avait aussi dit à sa fille, que sa propre mère, alors que cette dernière était en dépression, avait fait un déni d'éducation. Comme si lui n'en avait fait aucun, comme s'il n'avait jamais rien eu à se reprocher encore une fois finalement.

Pourtant, sa fille se rappelait bien certaines choses, dont certaines qu'il avait tenté de bien lui mettre en tête. Comme le jour où, dans le village de Claouey, ce père curieux lui avait bien expliqué les raisons qui faisaient qu'on ne disait pas, lorsqu'un jeune homme avait perdu sa virginité, que c'était un salaud. Contrairement à ces femmes dont on dit si facilement qu'elles sont des putes ou des salopes. Lui-même le disait, d'ailleurs "toutes des putes, sauf ma mère"... et puis, une fois qu'il avait eu sa fille, alors il avait ajouté "toutes des putes, sauf ma mère et ma fille"... Un homme, en revanche, était bien différent à ses yeux de père et d'homme à peine épanoui... Si l'on ne disait pas de lui qu'il était un salaud, c'était en fait tout simplement parce qu'on le savait déjà... Un pléonasme, en somme. Ce père aimait aussi dire à sa fille, dès qu'il en l'avait l'occasion, sans qu'elle attende quoi que ce soit, que lorsqu'elle lui présenterait un jeune homme amoureux, il lui serrerait la main en lui posant cette drôle de question "alors, c'est toi qui couches avec ma fille ?"... De quoi vous donner une envie dingue de présenter un homme à votre père !... Ou une amie lesbienne, piercée, tatouée ou autre tant il est anti-tout ou presque. Non, juste un peu réac sur les bords, j'imagine.

Et jusqu'à ce qu'elle ait 39 ou 40 ans, son père avait continué à lui mettre de drôles de choses dans les oreilles. Comme le fait que, alors que cette fille savait qu'elle avait été conçue par accident, peut-être pas réellement désirée ni arrivée au bon moment, 1 an 1/2 à peine après l'arrivée de son propre frère, vraiment désiré, lui, et sûrement très attendu, son père aurait donc trafiqué, pour permettre à cette fille de voir le jour, la pilule de la mère de l'enfant. A l'écouter parler, il aurait donc fait un bébé dans le dos de son épouse, lui qui prétendait que son ex lui en avait fait plus d'un dans le dos... Putain, c'était vraiment l'hôpital qui se foutait de la charité !... Et il avait osé insinuer, peu de temps avant les fêtes de Noël, que sa fille aurait bien fait de s'inspirer un peu de l'Abbé Pierre !... Bien sûr, elle allait faire comme si... Evidemment que non, elle allait plutôt rester seule avec le chien, le soir du réveillon, presque seule, mais peinarde, à se faire un petit repas sympa grâce au four micro-ondes, à regarder quelques films soigneusement sélectionnés, en compagnie de ce chien tant aimé, à installer tous les cadeaux au pied du sapin et à boire quelques coupes d'un bon champagne. Du brut, bien frais, de Ch. Mumm, avec le cordon rouge. Excellent ! Elle se réjouissait même à l'avance à l'idée de ce petit réveillon si sympa et original, particulier, un soupçon égoïste, mais généreux aussi. C'est vraiment ce qu'elle pensait en tout cas.

Son père, cet homme vraiment à part, lui avait aussi bien fait comprendre qu'une femme n'avait d'une part pas le droit (contrairement aux hommes) d'être grosse, et que seule la minceur était bien acceptée et vraiment de bon goût, dans cette société occidentale. Le psy qui avait suivi cette fille pendant de nombreuses années avait d'ailleurs précédé le père de cette dernière, en lui disant un jour qu'effectivement, nous vivions bel et bien dans une société qui préférait les gens minces. Et tout le monde s'accordait, elle y compris, à faire savoir à cette femme que la minceur lui allait mieux, que cela la rendait bien plus agréable à voir que le fait d'être obèse, grosse ou très ronde. Difficile parfois, le choix des mots. Aujourd'hui comme autrefois, ils nous font parfois défaut. Et ainsi que son père avait osé le souligner (pas un père millionnaire mais un père mysogine), une femme, âgée de plus de 40 ans, n'était pas censée faire n'importe quoi avec ses cheveux, ni même avec son propre corps. D'où, d'ailleurs, cette idée ridicule d'avortement de confort. Comme s'il pouvait être agréable, pour une femme, d'avoir un jour à subir ou à décider d'une IVG... Faut-il être vraiment con, ou ne l'avoir jamais vécu ni enduré dans son corps et dans son esprit, pour prétendre pareille ineptie, qu'un avortement serait confortable ou facile. Et puis, ce père "à mère", qui aimait tant antan et tenté, toucher les seins de ses filles, une fois aussi à l'âge adulte ceux de sa propre mère, prenait également le soin de comparer certains seins à des fruits. Ceux de sa fille aînée, qui n'avaient jamais pu vraiment pousser, ressembleraient donc à des figues. Si elle avait su cela, elle l'aurait écrit, en 2015, sur sa grande feuille, lorsque l'ergothérapeuthe à la clinique psychiatrique des pins, à Pessac, avait dit que son père avait commis un acte d'inceste après lui avoir demandé d'effectuer un travail. Terme heureusement modéré par le psychiatre aux électrochocs, qui avait bien rappelé à sa foutue patiente, comme elle le savait déjà d'ailleurs, que tout ce que son père avait pu dire et faire, n'était que d'ordre incestuel.

Et tous les psychanalystes du monde, d'ailleurs, y compris les meilleurs, s'accorderaient parfaitement à dire qu'il ne s'agissait que d'inceste intellectuel. En aucun cas de viol. La vie, les nombreux psychanalystes, éducateurs, infirmiers, psychiatres et psychologues, puis les nombreux séjours en cliniques psy, lui auront aussi bien appris, en un seul cours de musique, à différencier la violence de l'intensité. Elle adorait lever le doigt lorsqu'elle pensait connaître la réponse, et elle avait raison parfois, de le lever et d'oser dire. Au fond, elle aurait préféré ne jamais se retrouver en marge de la société, du système scolaire. Elle aurait tant aimé ne pas essuyer tant d'échecs, et être une très bonne élève. La première de sa classe même, si elle avait pu. Au moins dans certaines matières qu'elle affectionnait tant. Comme le français, l'espagnol et l'anglais, la musique et les arts plastiques. Le sport aussi à une époque d'ailleurs. Lorsque c'était toujours elle, lors des entraînements de football par exemple, la plus rapide au sprint.

Mais pour en revenir à son père, qui à présent se morfondait dans une infinie et cruelle solitude, ce père devenu un soupçon amer et qui tentait souvent de lui dire un peu quoi faire, il était, dans les années 1970, un footballeur exceptionnel, sélectionné "espoir" lorsqu'il jouait dans l'équipe des Girondins de Bordeaux. Certains membres de la famille étaient plutôt très satisfaits de ce statut de "fille de"/"fils de" footballeur professionnel. Même elle, d'ailleurs, lorsqu'elle fréquentait si souvent le "swing marine" à Talence, était bien contente de savoir que le barman, grand supporter des Girondins, connaissait suffisamment sa marque de fabrique, et lui faisait boire à peu près tout ce qu'elle souhaitait à l'oeil. Ce père fort passionnant, cultivé en histoire et très instructif de et par la gloire, lui avait aussi dit que l'amour que l'on ressentait pour un enfant ne se partageait pas lorsqu'un autre enfant arrivait dans la vie d'un parent. Il avait donc comparé l'amour à un gâteau qu'on ne divisait pas, un gâteau unique et propre à chacun. Un gâteau complètement fait de crème aux marrons pour elle, exactement tout ce qu'il ne lui fallait sûrement pas. Plus, en tout cas, car son troisième cas d'obésité devait être et serait le dernier de sa vie, puis à continuer de traîter dans les meilleurs délais. Aussi pour ne pas être cette "chose informe", comme le lui avait écrit son frère un jour... A chaque enfant son gâteau donc.

Mais, malgré une conversation avec une de ses cousines à soi-disant "gros cul" (d'après le frère de son père - quelle famille nombreuse compliquée), cette femme de 40 ans (assise à l'heure qu'il est sur son cul 3 fois plus gros que celui de sa cousine tant aimée) se demandait toujours s'il était vrai que, si la défunte ex-épouse de son père avait accepté de lui faire le putain de cadeau d'un troisième enfant, alors il ne l'aurait jamais quittée pour vivre son amour passionnel et presque vain avec Muriel (sans parler de leurs 5 enfants, évidemment). Que croire après avoir entendu des paroles pareilles ? Que l'amour qu'on ressent pour 2 enfants est moins profond que celui que l'on pourrait avoir pour 3 ?... Et que penser d'un père pour qui la Loi est plus importante que la Morale ? Un père qui garde la pension de reversion de son ex-épouse décédée depuis plus de 5 ans, sous prétexte que la Loi est avec lui, plutôt que de faire en sorte de pouvoir enfin à nouveau aider financièrement les enfants et le petit-fils de sa défunte "Nanette" qui lui avait pourtant bien dit, à l'hôpital Haut-Levêque et sur le tout dernier lit de sa vie "Occupe-toi bien de Xavier et Fanny (ajoutant bizaremment), surtout de Fanny"...

Et que penser du viol, lorsque l'on a seulement connu le viol anal, et le viol "ordinaire" alors qu'on était ivre morte, grâce à Dieu le whisky ? Glenlivet... Ou label 5 (ou pire) pour les êtres faciles à satisfaire et qui ont le malheur de mélanger cet alcool avec du soda, histoire que le goût, comme le reste, passe ?... Comment donc se positionner, lorsqu'on sait que dès l'âge de 5 ans, un enfant est déjà responsable de certains de ses actes, et que l'on a connu l'amour incestuel ? Qui est-on dans l'histoire et quelle est donc notre valeur ? Une enfant ou adolescente étant dans cette situation étrange est-elle apte à se positionner en tant que réelle victime, souffrant de traumatismes non négligeables ? Ou aura-t'elle la seule et unique possibilité de se considérer comme une femme victime-coupable et responsable de ses actes, après avoir entendu tant de voix de psys qu'elle ne pourrait même pas les compter ?

Tout ça pour dire quoi, en fait ? Qu'on est un. Qu'on naît seul et qu'on meurt seul. Et que même si quelqu'un est là pour nous tenir la main parfois, pour nous entendre ou nous parler, on a été, on est et on restera un. D'où la sublime chanson de Zazie "on éteint"...

Autre chose de certain, même si l'on sait au fond que ce qu'on sait n'est rien, c'est que je remercie le ciel, malgré tout, d'avoir fait le choix, grâce à Maman entre autres et en dépit du reste, de n'avoir qu'un enfant. Adolescent à présent, doté de génie et d'un sacré tempérament, bourré d'humour, beau, stimulant pour l'esprit et dont je ne me passerai pour aucun prix. Il faudrait qu'il me passe littéralement sur le corps avant de pouvoir réaliser son rêve d'explorer la galaxie... Oui, qu'il me mette à mort pour voir Mars !

Puis pour ce qui est de Louis, je sais déjà que je n'ai aucun souci à me faire par rapport à mon père. En aucun cas mon fils ne lui ressemblera, contrairement à certains autres qui semblent être dans un tel rejet de mon père que c'est à se demander si deux "aimants" sont aptes à être un jour en paix ou à se rapprocher assez. En attendant et en ce qui me concerne, je finis mon amie la clope-poison, drogue et prison, un petit jus de pruneaux censé me décoincer le cul, puis vais tâcher de réveil mon trésor, car Louis dort encore. Louis a aussi l'oreille assez musicale, d'ailleurs. C'est un prénom qui lui va à ravir, d'autant qu'avec lui, rares sont les paroles qui tombent dans l'oreille d'un sourd. Et contrairement à sa mère, il est tout sauf du lourd. Même si mes mots n'ont à présent plus grand chose d'un appel au secours.

zorro

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16 décembre 2016

La petite histoire de deux tapisseries roses

Il n'a pas posé tout vraiment, du papier rose aux oiseaux blancs, et laissé tout autour de moi, le vide pour trouver ma voie... Ca, c'était une tentative de poème qui aurait parlé de la tapisserie que j'avais encore, à 9 ans, lorsque je vivais à Libourne, mon frère et nos parents. Mon père savait vraiment bien tapisser, à l'époque. Mais, cette fois encore, il n'était pas allé au bout de ce qu'il avait entrepris, puisque cette tapisserie rose clair avec de petits oiseaux blancs n'avait été posée que sur la moitié des murs de ma chambre, qui me semblait si grande lorsque j'étais enfant. Je pense que l'amour passionnel qui avait fait que mon père s'était épris de Muriel (la future mère de leurs 5 prochains enfants) avait dû faire oublier à papa d'achever les petits travaux qu'il avait entrepris dans la chambre de sa petite fille. Mais bon, je me rappelle assez bien du fait que j'avais recouvert une partie du mur tout blanc avec quelques petits posters dénichés dans les programmes télé. Toutes les célébrités y passaient à ce moment-là, Madonna, Julie Pietri, A-Ha, Robert Smith, etc...

A peu près un an plus tard, alors que j'avais 10 ou 11 ans et que nous avions quitté Libourne (maman, mon frère et moi, puisque papa était parti), et que nous avions emménagé dans la grande résidence de château raba à Talence, dans une tour dont, avant de la voir de mes propres yeux, je m'étais mise en tête que nous vivrions dans une tour en ruines d'un modeste château vu que maman n'avait qu'un boulot pour faire vivre 3 personnes, il a aussi fallu que je fasse, pour ma chambre, le choix d'une tapisserie.

Etant donné que ma mère avait décidé que sa propre mère (Mamé) nous accompagnerait dans un grand magasin afin que je choisisse la tapisserie idéale, j'aurais dû me douter que ça tournerait mal. Ma grand-mère, très catholique et rigide, veillait au grain et à ce que rien ne dépasse. Gare aux apparences car avec elle, il fallait que tout ait l'air nickel. Pourtant, naïve et jeune que j'étais, une tapisserie très particulière m'avait fait de l'oeil, et j'en étais tombée amoureuse. On aurait dit un vrai mur de briques avec du ciment, c'était une tapisserie vraiment bien imitée, et qui me plaisait tellement. Mais la réponse de la part de ma mère et de la sienne avait été catégorique : ce serait non ! Même pas l'ombre d'une tentative de faire un compromis avec l'enfant que j'étais. Est-ce que ma mère ou la sienne aurait pensé à me dire "pourquoi pas, mais à condition qu'il n'y ait qu'un ou deux murs tapissés ainsi, et que le reste soit blanc, car tu te lasserais très vite et cela donnerait à ta chambre un air beaucoup trop sombre, tu t'y sentirais toi-même bien vite trop à l'étroit..."

Que nenni. Je n'avais d'ailleurs pas eu le choix non plus pour l'autocollant géant qu'on allait mettre sur la porte de ma chambre. Je rêvais d'un somptueux cheval derrière une porte en bois qui laissait bien voir la tête du magnifique animal, mais ma mère et l'autre m'avaient imposé une vue romantique et gnan-gnan sur un petit jardin qui laissait voir de l'herbe verte et un putain de fauteuil en osier blanc. Quant à la tapisserie, j'avais eu beau me rebeller et me montrer infecte (avec ma grand-mère, surtout), on ne m'avait pas laissé le choix non plus. J'avais donc eu l'infect loisir, alors que j'étais au collège en 6ème, d'avoir une tapisserie rose claire aussi. Car non, voyez-vous, le fait de laisser un enfant de 10 ou 11 ans donner son avis et parler de ses goûts quant à une chose qui le concerne directement est de la folie pure évidemment !...

Alors après, et en dépit de tout l'amour que j'ai pour ma mère, il ne fallait pas qu'elle s'étonne trop non plus, du fait qu'à partir de 11 ans, j'avais déjà commencé à lui en faire voir de toutes les couleurs. Et croyez-bien que les couleurs que je lui faisais voir, c'était tout sauf du rose tendre bonbon. Il fallait vraiment qu'elle pleure, après que je lui ai écrit que je ne voulais plus qu'elle se montre aussi intrusive et présente dans ma vie, et qu'elle me dise qu'elle m'aimait, pour que je pleure aussi, étrangement touchée, sensible à son chagrin de mère, pour que je lui dise que je l'aimais aussi, et pour qu'à nouveau et chaque fois, je me fasse toute petite et qu'elle revienne envahir ma vie, car elle y était omniprésente.

Le 21 mars prochain, ça fera donc 6 ans que maman est partie "rue des étoiles", et je pense encore à elle, chaque jour qui passe et du matin au soir. Contrairement à mon père, qui n'y pense plus vraiment, m'a-t'il dit. Mais y a t'il déjà au moins une seule fois dans sa vie sérieusement pensé, à sa Nanette ?... J'en doute sérieusement. Il y a en tout cas une chose dont je suis sûre, c'est que s'il était vrai que maman avait dit un jour à mon père qu'il était son meilleur ami, et si elle était (d'une manière ou d'une autre) témoin de tout ce qui se passe aujourd'hui, alors elle se considérerait plutôt comme un escroc ou un vaurien. Un homme pour qui la loi aura toujours plus d'importance que la morale. Un homme profitant de sa soeur si solidaire et de la loi sainte et sacrée pour se protéger de la culpabilité dûe au fait qu'il n'accorde plus aucun crédit à ce que notre mère lui avait fait promettre, avant de rejoindre les étoiles. "Occupe toi bien de Xavier et Fanny, surtout de Fanny"...

Je dois tout de même avouer qu'il doit être plus aisé d'acheter du whisky afin de ne jamais manquer d'alcool chez soi, plutôt que de consulter un Médecin compétent, qui nous ferait sans aucun doute changer d'anti-dépresseurs et qui nous prescrirait peut-être même quelques calmants ou anxiolytiques. Parce qu'il est vrai que le malheur, il faut le boire pour y croire ! Alors Santé à toutes et à tous, et que vos vies soient les plus longues, belles, saines et harmonieuses possibles. Puis continuez à faire ce que vous avec toujours fait : soyez donc égoïstes, et choyez bien votre petit bonheur, pour que jamais rien ne puisse venir le perturber, surtout. Car "charité bien ordonnée..." commence par où l'on sait !

mur de briques tapisserie

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09 décembre 2016

La mélancolie

Pire encore qu'un désert sans oasis et dans la nuit. Une chaleur intense qui vous assaille et un froid glacial qui vous tiraille. Plus rien. Ni de désir ni d'envie. Rien que la mort qui vous appelle, plus qu'elle qui nous interpelle. Plus de larmes ni de vrai sourire. Etre là, comme un poids enseveli de cendres et sans lumière, sans amour, sans force et sans espoir. Rien pour nous permettre de croire. La main tendue est plus que rare, le soutien ne se fait plus voir. Personne pour entendre un appel au secours qui se crie en silence. Plus que le corps pour dire. Nul endroit où écrire et nulle énergie pour décrire. Et nulle part où aller. L'orgueil est déguisé en soudain désespoir. La lumière du jour pire encore que le noir.

Les yeux s'ouvrent et le coeur se serre, lourd. La vie est encore là, cruelle. La mort attend mais est plus loin qu'au ciel. Une liberté à retrouver sans aile. Sans arme. Sans flamme. Sans feu pour vous raviver l'âme. Juste un gouffre où l'on souffre, là sans plaisir et sans sourire. Nul autre que soi pour ressentir que c'est la fin. Plus jamais de début débile puisque tout est en vain. Plus aride qu'incertain. Mieux vaut mourir alors. Le plus petit des chercheurs d'or ne viendra pas demain.

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07 décembre 2016

Passion, coups, ou l'amour à la mort

Etant de nature relativement passionnée depuis déjà tant d'années, et ayant eu préféré, si j'avais eu le choix, venir d'une autre époque, plus romantique, peut-être, j'ai parfois bien connu aussi "l'expérience des limites"... Cela a vraiment commencé, en amour amoureux, à l'âge de 16 ou 17 ans, alors que j'étais tombée amoureuse à la folie de Fred. Folle amoureuse donc. Jalouse et possessive aussi. Tristement même. Au début, ça allait plutôt bien. Et petit à petit, lentement mais insidieusement, l'affreuse jalousie déchirante s'était invitée dans ma vie. J'étais si jeune et si jalouse que j'enviais la beauté de certaines filles et femmes. Au point d'en faire des drames. Les coups, provenant de mes mains, ont commencé à pleuvoir ainsi ici-bas. Comme si cela empêcherait l'Autre de se retrouver séduit, sous le charme d'une jeune et jolie femme, forcément bien plus belle que moi.

Et puis, au fil du temps, Fred a trouvé le "cran" de se protéger, à sa façon à lui, de la folie qui m'habitait déjà alors. Oeil pour oeil ou dent pour dent. Pire que ça, même, puisqu'il pouvait anticiper des coups qui n'avaient pas eu lieu. Des coups douloureux et maladroits qu'il me donnait parfois comme pour se protéger d'émoi. Des coups auront plu bien plus que de raison, dans ma petite chambre si sympa, dans la résidence de Château Raba. Douloureux, fougueux, du grand n'importe quoi. Et puis, au bout d'environ 1 an 1/2, Fred, dont j'avais déjà découvert le côté toxique de la mythomanie, avait osé me faire un ultime chantage. Soit je devenais plus sage et gentille avec Maman, soit il allait me quitter. Comme si lui, lorsque dans un élan de colère, quand il avait brisé l'immense vitre de ma chambre, avait fait preuve de plus de respect vis-à-vis de Maman et de moi-même. Puisqu'il avait décidé d'instaurer sa loi, j'avais alors choisi d'imposer aussi la mienne. En le quittant très vite, prenant ainsi mes jambes à mon cou. Très rapidement ensuite, j'étais tombée amoureuse d'un ami de Fred, Laurent, avec qui pendant 1 an 1/2 aussi, l'amour passsionnel et obsessionnel ainsi que l'odieuse jalousie avait occasionné exactement les mêmes dégâts.

J'étais pourtant encore plus folle amoureuse de Laurent que je ne l'avais jamais été de Fred, en fait. J'étais béate d'admiration devant le talent inouï de Laurent lorsqu'il jouait de la guitare, sèche, électrique, folk ou qu'importe. La guitare le passionnait tant à l'époque qu'il semblait y être attaché encore plus qu'à moi. J'étais même blême de jalousie, bien que fascinée aussi, lorsqu'il jouait sur scène, avec un peu le même visage que lorsque nous faisions l'amour. Et tout ça sans parler d'Isabelle, que j'aimais tout autant que je maudissais sa beauté surannée. Son visage parfait, angélique, sa maigreur, son apparente fragilité et ses cheveux longs jusqu'aux fesses. Si longs que je rêvais en silence et parfois de lui raser la tête, profitant d'un moment pendant lequel elle aurait été à l'abri dans les doux bras de Morphée... Puis un jour, la goutte d'eau ayant fait déborder le vase, lorsque j'avais fait une triste réflexion à Laurent, lui rappelant le fait qu'il ne m'avait jamais offert la moindre jolie petite fleur, il avait décidé de me quitter sur le champ et au bout du fil. Atroce et douloureux au point que je l'avais supplié, malgré la violence qui nous unissait, de me reprendre sous son aile et de me protéger de tout encore. De moi aussi donc. Mais rien à faire, cela avait été bien trop pour lui et c'était bel et bien fini. Pour la première fois de ma vie, alors que j'avais 18 ans, un Docteur m'avait mis sous anti-dépresseurs, en m'expliquant avec une infinie poèsie, que ça mettrait comme des petites fleurs dans ma vie... Tu parles ! Ca n'avait mis que quelques orties, réparties un peu partout dans mon coeur endolori. Seule, abandonnée et livrée à mon sort pendant des mois qui avaient eu comme un goût de mort.

Et puis, j'ai eu un jour la chance et la surprise, le bonheur infini de rencontrer le charmant Jef. Une beauté très particulière et propre à lui. Vraiment très singulière. Un tempérament assez obscur et passionné tout autant que le mien l'était. Nous nous étions trés vite épris à la folie l'un de l'autre et c'était LE champion, celui qui allait faire en sorte que rien ne puisse m'aider afin que lui aussi, un jour, tombe enfin dans l'oubli. Nos corps de "cancer" et de "scorpion" étaient comme faits l'un pour l'autre une fois qu'ils étaient bien réunis. Mais j'étais toujours très jalouse, comme il l'était d'ailleurs. Sauf que j'avais le gros défaut d'être assez fragile, un peu sauvage aussi. Alors qu'il était très sociable, lui. La première fois que j'avais posé mes mains sur son ventre, il avait été pris de secousses, comme des spasmes. Le courant était là, affolant et carrément chimique. Un vrai coup de foudre, comme on dit. Il était artiste dans l'âme. Aimant la musique, l'écriture, et la beauté des femmes. Un jeune homme lambda, en somme, mais très énigmatique et qui m'aura brisé le coeur plus de 3 fois dans la vie. En me quittant 3 fois en l'espace d'un an et demi, quand même. Nous avions pourtant fait ensemble l'acquisition, grâce à son déterminisme, d'un minuscule studio dans le quartier Saint-Pierre à Bordeaux. Nous n'y aurons vécu que quelques mois ensemble, avec feu Mathurin (notre adorable chien noir, blanc et feu), le rat et la belle tortue semi-aquatique d'Asie que Maman m'avait si gentiment offerte.

Il était fin ce Jef, et vraiment très malin. Il avait non seulement un charme insensé d'espagnol et le corps encore mieux fait que celui d'Apollon, puis possédait je crois un sacré détecteur à bonheur. A chaque fois que les choses allaient un peu mieux dans ma vie, il revenait alors et un peu l'air de rien, faisait toujours ce qu'il fallait afin de s'emparer du coeur qu'il avait pourtant tant meurtri. Il m'avait salement bien et avec une grande assurance rendu accro à lui. Il était devenu à mes yeux encore plus important que la beuh. M'avait même au début proposé le mariage... Je n'aurais levé la main sur lui qu'une seule fois dans ma vie tant tout m'avait fait peur. Terrorrisé, il avait quitté sa voiture et s'était enfui par ma faute, traversant en courant une route immense et proche du beau pont d'Aquitaine sans même faire gaffe à lui ni aux nombreuses voitures. Complètement affolée et perdue, je l'avais cherché un peu partout pour le retrouver avec l'espoir aussi de regagner son amour, sa passion, sa tendresse et sa raison. J'ai appris il y a quelques temps déjà, qu'après avoir eu 2 enfants avec 2 femmes différentes, il a enfin choisi de se marier. J'ose espérer pour lui qu'avec la jeune et jolie Morgane, il trouvera l'audace, l'amour et le cran suffisants pour s'attacher enfin vraiment.

Quant à moi et en l'an 2000, j'ai eu la joie et la chance incroyables de rencontrer un ange, un petit diable venu d'Iran. Après de longues années d'errance et de solitude, j'ai donc rencontré Farzine. Il était charmant lui aussi, avec une magnifique lumière dans les yeux, respectueux des femmes également. Au point hallucinant qu'il avait su me rendre mes orgasmes !... Enfin, j'avais fini par trouver le bon. Et je peux vous dire que lorsqu'une jeune femme au tempérament passionné tombe éprise ainsi d'un homme assez solaire et ayant fait 10 ans d'arts martiaux, ça contribue forcément un brin à calmer ses ardeurs !... Il m'aura tout donné : un fils extraordinaire, un beau mariage et un divorce à l'amiable. Déjà plus de 16 ans de sa vie. Humain, honnête, généreux, et prétentieux aussi, ainsi qu'il a appris à l'être. Quelqu'un de bien. Cela ne m'aura pourtant pas empêché parfois de nouvelles errances et des envies d'ailleurs ou plutôt d'autre chose.

En guise de repères ou de cadre, j'ai demandé parfois des coups de poing à certains hommes. La vie aura voulu que seulement 6 en tout trouvent en eux la force et le cran puis la bonté si douce de m'adresser plus de violence encore que tout ce que j'étais en mesure d'espèrer. J'aspire à présent à des choses bien plus apaisées. Une passion peut-être mais du bonheur aussi. Ce qui est encore beaucoup demander !...

passion amoureuse eau et feu

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06 décembre 2016

Arrangements avec les anges...

Un poème que j'ai écrit lorsque mon fils était vraiment très jeune, en pensant à Louis, qui signifie aussi "glorieux vainqueur", mon fils unique que j'ai toujours aimé, aime et aimerai plus que les mots ne sauraient bien le dire. A l'infini et au-delà donc. Vraiment très "niou-niou". A la 8ème merveille du Monde ! Au 8ème Art et à la couleur qui manque depuis toujours à l'arc-en-ciel !... A la terre et au ciel, pour toujours et sans cesse, donc. Mon trésor. Mon enfant. Celui qui fait au moins que je suis toujours bel et bien debout, même quand je suis assise, avec ou sans "banane" comme le chante Renaud... Mon fils issu d'un exquis et éblouissant métissage et qui a encore bien des choses à m'apprendre et à apporter aux autres également, sans qu'il ne s'oublie jamais trop, tout de même.

S'il n'y avait pas là l'ange au regard perçant

Je partirais très loin, sans amour ni bagage

Déguerpirais bien vite vers de grands océans

Et m'offrirais le luxe d'un tout dernier voyage

Je vivrais nue sans doute et sans le moindre sou

Puis tracerais ma route comme on tente le coup

Cracherais dans mes rêves aux têtes des vautours

Dormant pour une fois d'un sommeil plus que lourd

Tout serait possible alors, un monde sans limite

Ouvert quand on dort, nous berçant de doux mythes

Les yeux enfin fermés pour toujours et sans peur

Libérée de mes craintes, le froid et la chaleur

enfant iranien dessin regard persan

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Et si en plus y a personne

Personne, pas simplement parce que c'est la nuit, et qu'un mauvais rêve et quelques pensées curieuses ou étranges font que vous avez envie d'écrire pour en parler un peu librement, mais aussi personne que vous n'ayez envie de déranger, sachant que votre voix n'est pas forcément appréciable à entendre par qui que ce soit, et cela même en pleine nuit. Alors autant boire du café noir pour voir les choses un peu autrement, si seulement cela était possible à envisager, ne serait-ce que de temps en temps...

Lorsque l'on a aussi "le goût des autres" et que l'on apprécie tant le contact humain malgré tout, que ce soit de vive voix, en face à face, ou même au téléphone, et qu'on ne connait que trop bien, même à 40 ans à peine, ce qu'est la vraie solitude, on peut alors peut-être aussi la considérer comme un trésor, quelque chose à chérir, un endroit même où mourir et où mûrir, fleurir, peut-être, seule, avec ou sans témoin, seule et en silence, avec ou sans trop de chance, que ce soit beaucoup ou pas suffisamment. Et même en musique, si on l'aime... J'ai découvert il y a peu une bonne partie de la 7ème symphonie de Beethoven et je dois bien reconnaître que la musique classique, quoi que particulière, est éblouissante et si rare à entendre. Tristement originale, compte tenu de celui qui au moins a si bien fait les choses dans sa vie, si unique, comme la vie de chacun(e) peut l'être, en fait...

Impossible pour moi d'écouter un peu de rock, de pop-folk, de reggae, de jazz, de variétés françaises ni quoi que ce soit d'autre qui risquerait de perturber le sommeil de Farzine, que je respecte, quoi qu'il puisse en penser parfois... A raison ou à tort... Avec regrets ou sans remords... Avec tendresse mais sans plus d'or. Avec l'amour qui fait qu'on dort et heureus'ment pour les plus forts. Cela me fait sourire d'ailleurs, lorsque je pense à Farzine qui était si fatigué, alors que je devais pourtant bien accoucher, qu'il m'avait été impossible de le réveiller, chose que j'aurais dû faire si Maman n'avait pu me conduire et m'encourager, à la maternité !...

Impossible aussi de ne pas penser au moins à toute ma famille, dont certaines personnes font que je pense souvent à elles : Maman évidemment, mais aussi mes frères et ma soeur, ma grand-mère, mes oncles et mes tantes, mes cousines et cousins, mes potes, et même certain(e)s ami(e)s. Ami, en considérant alors que mon père se serait trompé au moins une fois lui aussi lorsqu'il m'avait fait comprendre un jour, dans sa jolie maison à Claouey, et en désignant son pouce, que c'était donc ainsi qu'il fallait considérer l'amitié, la réelle amitié donc.

En considérant alors qu'on ne pourrait donc compter que sur soi, alors là, oui, pourquoi pas. C'est souvent vrai parfois, et ce n'est pas pour rien non plus qu'existe ce fameux proverbe "Charité bien ordonnée commence par soi-même", quand même.

Mais quand l'amour est là, si fort et si présent, si seul et si pesant, qu'on a même parfois le sentiment d'être un peu comme un chien, si féru de câlins, et qu'on pense avoir un tempérament aussi passionné que canin, on peut aussi se demander parfois si tout n'est pas un peu en vain...

Parce que oui, il faut se l'avouer malgré tout, que la plupart du temps, votre voix ou votre numéro de téléphone s'affichant parfois sur l'écran, peut déranger un peu voire beaucoup quelques gens, qui risqueraient de penser "encore elle" ou "oh, non", que ce soit la nuit ou le jour d'ailleurs, quand votre personnalité un peu dépressive est parfois dérangeante, surprenante, embêtante, navrante, inattendue voire parfois passionnante comme m'avait dit Maman un jour... Mais agréable, j'en doute assez, cette nuit encore...

Désolée de ne pas me fouler pour écrire, de ne pas chercher la rime, la prose, ni même de marquer de vraie pause et de n'écrire que ce qui s'impose au moment où je pense, où j'écris ainsi dans cette nuit qui semble comme presque infinie... Et là, bien loin de m'éblouir, comme dans la belle chanson de Zaz... Une sacrée voix, celle-là, aussi...

Non pas que je sois pressée de vraiment voir le jour ni même sa lumière qui manque parfois d'air dans cet aride désert... Ce n'est peut-être pas pour rien, que je suis venue au monde sans que personne ne m'ait demandé mon avis, une nuit de novembre, à 00h45... A qui demande t-on vraiment son avis (sur et pour la vie) d'ailleurs ? Lorsqu'en donnant la vie on fait aussi l'inconséquent cadeau de la mort ?... Il y aura au moins quelque chose d'agréable, lorsque le jour sera enfin bien là, même si en ce début de décembre si étrange et si rare, qui restera à jamais comme enfoui ici, j'aurai normalement la surprise agréable de recevoir 2 colis avec des tas de cadeaux de Noël pour Louis, pour Farzine, ainsi que pour moi-même, qui craignais tant que le Père Noël m'ait, comme l'an dernier, un peu oublié en clinique... Achats que je regrette un peu d'ailleurs, puisque je pense que Farzine aurait peut-être bien fait l'effort d'endosser le rôle de la Mère Noël qui me manque chaque jour qui passe encore, une Maman en or, une Maman réconfort, une Maman trésor, une Maman peut-être ici même si je ne sais pas vraiment où... Tout du moins, pas encore... La vie nous le dira peut-être un jour, ou elle ne dira rien, on verra bien ou on ne verra rien. Ce qui serait désolant de tristesse, d'ailleurs, si tel était le cas. Le Néant total, un trou noir, être comme perdu dans la galaxie, dans le cosmos atroce, inutile, inaudible, ivincible, invisible mais même plus crédible ni même un gros débile... Juste rien... Juste un...

Peut-être est ce ainsi fait et que ce n'est pas rien, la chanson de Zazie est d'ailleurs très jolie, celle qui dit "on éteint"...

Ah oui, et lorsque l'on se saoule soi-même à mort, on peut aussi écouter la chanson de GieDré, une véritable artiste à l'humour noir et sucré, une charmante et rigolote jeune femme d'origine lituatienne, lorsqu'elle a le toupet de chanter haut et fort la chanson "Meurs", une ôde qui est complètement anti-suicidaire et tout à fait charmante et surprenante. A écouter au moins une fois dans sa vie, histoire de partir un peu moins bête et avec le sourire aux lèvres... Je ne comprends toujours pas vraiment comment ni pourquoi, alors que je convoitais tant la mort antan, je la crains plus que tout à présent... J'aimerais tant laisser au moins quelque chose de bon, pour mon enfant d'abord, et même pour les gens de tous bords.

Mais aurai-je un jour le temps, le cran et les moyens, de faire paraître ce blog même en petit bouquin ?... L'avenir le dira, ou ne dira plus rien. Nota bene : je ne prends même pas le soin, avant de publier, de m'appliquer à écrire de la meilleure façon possible, audible ou indicible. J'aimerais tant que la vie soit tout aussi facile. Une baguette magique et hop(e) !... Un rêve banal et courant, je suppose, mais tellement désolant finalement... Comme un claquement de doigts, comme un plateau d'argent, comme un petit pacha ou comme un enfant roi voire un sacré gros chat ! Ou encore un beau RAT !... Han, ça me fait penser à la magnifique chanson de Bashung aussi : Angora... ♪♫♪♫♪

personne ici ou ailleurs

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05 décembre 2016

Mam'bé...

La seule grand-mère qu'il me reste à présent (l'autre étant hélas décédée, alors qu'elle aurait tant eu à m'apprendre et à m'expliquer encore) est originaire de l'Etat de Madagascar, d'où le fait que dans notre famille, nous l'appelons toutes et tous Mam'bé (qui signifie "grand-mère" en Malgache)... Je dois hélas bien avouer que je suis peut-être bien sa petite-fille la plus indigne des trois, au moins par rapport à mes deux autres cousines que j'aime tant et qui prennent de ses nouvelles bien plus régulièrement que d'autres dans cette famille comme un peu désunie depuis l'absence de mon grand-père...

J'aimerais bien avoir le cran de lui téléphoner au moins de temps en temps, car elle n'est pas méchante, juste particulière, comme bon nombre d'entre nous, à bien y regarder...

Difficile de décrire quelqu'un dont on ne connait pas suffisamment la vie, ni même le douloureux et si particulier combat propre à chacun(e)...

J'ai pourtant de nombreux souvenirs d'elle, de lorsqu'elle s'occupait encore si bien, ou parfois assez mal, d'ailleurs, de moi, lorsque j'étais un peu plus jeune. Même pour mes 40 ans, elle a pensé à moi et m'a offert un mug original et très joli, dans lequel j'aime beaucoup boire une bonne soupe de temps en temps. En revanche, sa magnifique boîte de thé noir et le bel appareil à faire infuser le thé, je ne sais pas du tout encore ce que je pourrais bien en faire, n'ayant jamais aimé le thé, mais alors, vraiment pas.

Je ferai donc peut-être, à un moment venu, passer le thé noir gourmand et l'appareil à mon père, qui lui, aime surtout le thé vert, mais qui sera peut-être intéressé à l'idée de découvrir ou de goûter une nouvelle fois à un thé noir bio saveur caramel au beurre salé sans sucre ajouté puisque c'est apparemment simplement une saveur...

Elle a donc vu le jour à Madagascar et y a vécu jusqu'à l'âge de 18 ans. Quelle culture riche et si différente cela doit être, que de vivre là-bas ! Je ne lui téléphone pas assez souvent ces temps-ci, mais il faut dire qu'ayant déjà oublié les jours pendant lesquels elle est en dyalise ou non, et le fait que je me sens assez honteuse et navrée de ne même pas l'avoir encore appelé au moins afin de la remercier pour son joli cadeau ne me donne pas encore le cran de décrocher l'appareil téléphonique. D'autant que je sais déjà que pour les prochaines fêtes de Noël, je ne serai hélas pas dans cette famille si particulière mais que j'apprécie tant, au fond...

Même si, comme dans bon nombre de familles, nous avons quelques différents, ce qui est normal lorsque l'on y pense...

C'est peut-être un peu bête mais j'aurais vraiment honte, de débarquer comme ça, le 24, chez ma tante Hélène, et de me trouver dépourvue de cadeaux, de champagne ou au moins de vin rouge. Un bon Pessac-Léognan, un graves mis en bouteille au château, que j'ai sifflé pour m'enivrer après avoir appris une triste nouvelle qui m'avait bouleversée. J'avais aussi insinué, laissé penser à ma tante que j'apprécie beaucoup, malgré certains différents aussi, quand même, que j'endosserais avec le plus grand des plaisirs, le rôle de Mère-Noël, en apportant quelques cadeaux. J'avais donc également parlé d'un bon vin (qu'il n'y a plus !) et m'étais dit que je ferai au moins 3 cadeaux : un à ma tante qui reçoit, un à ma grand-mère et un autre à mon père. Soit dit en passant, mes dernières fêtes de Noël ont été très particulières aussi puisque je les ai vécues seule, dans une clinique psychiatrique. Très sympathique...

Même si, comme tout le monde je suppose peut-être, si les moyens le permettaient, j'aurais alors fait des cadeaux à toutes les personnes présentes, le 24 décembre au soir chez ma tante. Quelle joie et quel bonheur cela aurait été que de pouvoir faire ça !...

Hélas la vie étant telle qu'elle est pour chacun(e), tout le monde ne peut se permettre (même en en ayant le désir ou la volonté) de gâter chacun(e) de ses proches comme elle ou il le souhaiterait. Ca se saurait, sinon !... Mais pour en revenir à Mam'bé, j'ai parfois eu quelques problèmes, certes assez négligeables, avec elle. Comme la fois où, lors d'une fête de Noël chez ma tante, elle avait eu le culot de dire à son arrière petite-fille préférée, si jeune et filiforme, qu'il ne fallait pas qu'elle abuse du tarama au saumon, sans quoi elle risquerait (alors que j'étais juste à côté) de devenir aussi grosse que moi. Ce qui avait eu pour effet de me faire changer à toute vitesse de place à la table à manger, puisque ma tante avait décidé de me placer juste à côté de ma grand-mère. Hélène ayant eu cette fois décidé à l'avance de qui allait dîner à côté de qui. Chose que je n'apprécie pas forcément toujours, d'ailleurs. L'imposition de régles pareilles, de règles assez strictes à mon sens. A moi qui suis un peu fâchée avec l'autorité.

Quelqu'un avait dû lui parler de la maladresse que Mam'bé avait commise en parlant de moi ainsi, puisque la dernière fois que je l'ai vue, et alors que j'étais en obésité massive (certain-e-s disent "mordide" même), elle avait eu la gentillesse et l'adresse de dire qu'elle ne m'avait jamais vue aussi "ronde" que ça. J'avais trouvé cela touchant et si mignon de sa part ! Je me rappelle aussi assez bien d'une nuit où, dans un charmant village non loin de Cadaqués, en Espagne catalane, elle avait passé toute sa nuit à veiller sur moi, tandis que j'étais affreusement malade avec la crainte, enfant, de mourir, tant j'avais à vomir... Treize fois dans la nuit, me semble-t'il, encore aujourd'hui... Je crois qu'elle avait passé toute sa nuit à bien veiller sur moi, dans notre agréable petit appartement d'autrefois, il me semble qu'elle était assise, une lumière à côté d'elle, et qu'elle avait profité de cette nuit blanche, qui devait être si éprouvante, pour tricoter aussi un peu. C'est l'image qu'il m'en reste en tout cas. Mam'bé veillant bien sur moi et tricotant tout à la fois...

J'ai un autre souci avec elle... Je sais pourtant bien qu'elle n'est pas du tout raciste, sans quoi elle n'aurait jamais autant apprécié mon ex-mari d'origine Iranienne et autres soi-disant étrangers. Pourtant, lorsqu'elle devrait dire "les noirs" ou "les blacks", elle dit alors "les nègres", peut-être parce qu'elle et ses parents disaient ainsi lorsqu'ils vivaient tous ensemble à Madagascar.

Elle était probablement issue d'une famille assez bourgeoise puisqu'ils avaient du personnel, à leur service, dans une maison dont j'imagine qu'elle devait être toute blanche, je ne saurais bien dire pourquoi je l'imagine un peu comme ça...

Elle était drôle aussi, sur la Costa-Brava, à tant s'inquiéter pour ses petits enfants qu'elle surveillait avec les jumelles de Papily, son défunt mari, parti trop tôt lui aussi, en 1999... Papily était très beau aussi, avec des yeux bleus clairs, si clairs et si troublants, peut-être encore plus clairs que ceux de ma Maman...

Un jour et en Espagne catalane, elle m'avait punie pour m'apprendre à résoudre une division enfin seule... Mais ça n'avait servi à rien, sinon à faire en sorte que je sois encore plus fâchée avec les mathématiques. Matière énigmatique ! Matière insupportable dont la logique même m'échappe !...

Comme un peu tout m'échappe d'ailleurs et parfois...

Sinon l'Amour qui, lui, nous restera bel et bien pour toujours... Comme un cadeau sacré, un don venu des nues.

madagascar baobab

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L'unijambiste...

Depuis quelques années que je n'ai pas parlé d'elle ici, ma voisine est décidément toujours aussi conne (en plus elle n'arrête pas de lâcher des pets n'importe où, ce qui peut être assez gênant quand ça lui arrive dans l'ascenseur et qu'il y a du monde puisqu'elle ne s'excuse même pas - mais bon ça n'a aucun rapport en même temps). L'autre jour, tandis que j'étais en train de regarder quelques tarifs des soins proposés par l'institut qui se trouve à côté de chez nous, j'ai senti une main me tapoter le dos, je me suis alors retournée gaiement, mais c'était elle. Deux mauvaises surprises au même moment donc, puisque je venais de voir que l'épilation des demi-jambes était à 18 euros.

Je râle alors un peu et lui dis que c'est vraiment du foutage de gueule, ce prix-là, et elle répond : "et encore, là c'est le prix d'une seule jambe !"... Je lui réponds que non, que c'est déjà bien excessif pour la paire, et qu'en plus il y a un S à jambes, mais elle insiste "oh tu sais, il faut se méfier parfois", et insiste encore, bête et pessimiste à un point que je suis à deux doigts de sortir de mes gonds. Alors je ne peux m'empêcher de lui dire que "personne ne serait assez con pour annoncer le prix de l'épilation d'une seule jambe", mais elle continue sur sa lancée, avec ses fameux "oh tu sais...". Y a pas à dire, si elle n'était pas aussi rasoir, ma voisine, elle me ferait bien poiler.

Inspirée d'une histoire vraie, arrivée en l'an 2008. Devant un tout petit institut de beauté très peu connu de Mérignac.

institut de beaute

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